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Soutenance de thèse de Camille Zimmermann (UMR LITTS&ARTS) – Lettres et arts spécialité Arts du spectacle

Thesis defence

On October 6, 2026

Saint-Martin-d'Hères - Maison de la Création et de l’Innovation (MaCI)

Reconnaître la corporéité critique et la charge kinesthésique : recherches-actions sur l’agentivité épistémique incarnée des étudiant·e·s

Cette thèse, intitulée Reconnaître la corporéité critique et la charge kinesthésique : recherches-actions sur l’agentivité épistémique incarnée des étudiant·e·s, soutient que la corporéité et la kinesthésie – la perception de son expérience vécue du corps – sont déterminantes pour l’analyse d’injustices épistémiques implicites dans l’apprentissage des étudiant·es universitaires en philosophie. Il s’agit d’étudier cette expérience d’apprentissage – développant l’agentivité épistémique des étudiant·es – à partir d’éléments situés à la marge de sa représentation habituelle : le corps vécu. Le problème auquel se confronte cette thèse est celui d’un logocentrisme encore très important en philosophie qui marginalise l’expérience incarnée des étudiant·es. Or, des injustices épistémiques sont à l’œuvre dès la perception de son corps et de sa place dans l’espace d’apprentissage. Cette thèse vise donc à élaborer une méthode d’analyse de ces injustices qui se situe au niveau de la corporéité, afin de mobiliser autant des savoirs propositionnels qu’expérientiels pour expliciter des dissonances entre ces savoirs. L’objet de cette recherche est de clarifier des dissonances entre des représentations (savoirs propositionnels) et des expériences vécues (savoirs expérientiels) des étudiant·es à la fois dans le dispositif didactique (là où se transmet le concept de corps sans se relier l’expérience vécue du corps des étudiant·es) et celui pédagogique (là où les représentations de la relation pédagogique ne sont pas cohérentes avec l’expérience vécue des étudiant·es de cette relation). 
 
Afin d’élaborer cette méthode d’analyse, Camille Zimmermann a croisé trois champs disciplinaires, à savoir la philosophie, les pratiques et théories de la danse ainsi que les sciences de l’éducation et de la formation. Trois recherches-actions ont été réalisées inspirées par les travaux de Sylvie Fortin en danse. Les recherches-actions de cette thèse ont été effectuées à l’Université du Québec à Montréal en 2024, à l’Université de Montpellier Paul Valéry 3 et à l’Université Côte d’Azur en 2025. Ces recherches pratiques ont permis de mieux saisir le concept d’agentivité épistémique incarnée et celui d’injustice épistémique implicite. Ces recherches-actions ont également contribué à créer des outils à la fois théoriques et pratiques pour développer une corporéité critique des étudiant·es.
 
Composition du jury
  • Amandine CATALA, Professeure titulaire en philosophie, Université du Québec à Montréal (directrice)
  • Gretchen SCHILLER, Professeure des universités en danse, Université Grenoble Alpes (directrice)
  • Hourya BENTOUHAMI, Professeure des universités en philosophie, Université Toulouse Jean Jaurès (présidente du jury et rapporteuse)
  • Alexandra ARNAUD-BESTIEU, Maitresse de conférences avec HDR en sciences de l'éducation et de la formation, en didactique de la danse, Institut National Supérieur du Professorat et de l'Education Aix-Marseille Université (rapporteuse)
  • Luc FAUCHER, Professeur titulaire en philosophie, Université du Québec à Montréal (examinateur)
  • Vanina MOZZICONACCI, Maitresse de conférences, en philosophie et en sciences de l'éducation et de la formation, Université de Montpellier Paul Valéry 3 (examinatrice)
 
La soutenance est publique. Il est également possible d'y assister en ligne : https://www.youtube.com/live/qADMRZLBNyQ.

Date

On October 6, 2026
Complément date

14h30

Localisation

Saint-Martin-d'Hères - Maison de la Création et de l’Innovation (MaCI)

Complément lieu

Live Arts Lab

Submitted on October 5, 2026

Updated on October 5, 2026