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Écoutes plurielles. Au cœur de la forêt brûlée : l’écologie acoustique de Mélia Roger

Projection cinématographique, Séminaire / Recherche

Le 16 septembre 2026

Au cœur de la forêt brûlée : l’écologie acoustique de Mélia Roger

Pourparlers – Séminaire 2026/2027 du centre CINESTHEA de l'UMR Litt&Arts – Séance 1
Dialogue avec Mélia Roger (artiste sonore et chercheuse) organisé par Claire Allouche, MCF en Études cinématographiques et Mathilde Gansemer, doctorante en Études cinématographiques

Épisode 2 de la série « Écoutes plurielles » proposée par Claire Allouche 
Au cœur de la forêt brûlée : l’écologie acoustique de Mélia Roger 

Mélia Roger est ingénieure du son de terrain (formée à l’ENS Louis-Lumière à Paris et à ZHdK à Zurich) et artiste sonore. Depuis 2024, elle réalise une thèse en recherche-création au Fresnoy, en collaboration avec le CEAC (Centre d’Étude des Arts Contemporains, université de Lille), « Les relations entre arts sonores et écologie acoustique : installations à l’écoute du vivant », sous la direction d’Alexandre Chèvremont et Robin Meier. Son travail explore plus globalement la poétique sonore du paysage, à la recherche des couches invisibles entre les êtres humains et les non-humains.

S’il arrive qu’un arbre cache la forêt, est-ce qu’un incendie peut vraiment la silencier ? Depuis l’été 2025 dans l’Aude, Mélia Roger conçoit un dispositif d’écoute pour sonder les « souvenirs sonores d’une forêt après les flammes ». « Alors que tout semble éteint, c’est un foisonnement vivant qui grouille » confie-t-elle.

D’une saison à l’autre, son projet de recherche-création mêle le field recording (capture de son en plein air), le machine listening (enregistrements scientifiques automatiques, notamment liés au projet Sonosylva) et une forme de fictionalisation sensible au moment même de l’enregistrement sonore, en vue de repousser les limites du point d’écoute humain et « d’ausculter une cartographie sonore spéculative de ces lieux ». En portant son écoute sur « des lieux pollués, abîmés, transformés par l’activité humaine et les bouleversements écologiques », Mélia Roger qualifie sa pratique d’« audio-post-naturaliste », dialoguant volontiers avec des projets relevant des sciences naturelles.

  • Comment tendre l’oreille vers la faune et la flore de cette forêt, en enrayant les automatismes anthropocentristes ? 
  • À quelle(s) échelle(s) se positionner pour étreindre l’ampleur végétale et animale des bruissements d’une forêt ?
  • Quels gestes nouveaux inventer pour collecter des sonorités significatives de la santé de ce milieu ? 
  • Quels sont les défis posés par le présent d’un terrain récemment détérioré ? 
  • À quelle vitesse l’approcher ? Une fois ce paysage sonore altéré, enregistré dans une relative diversité, comment lui redonner corps par un dispositif sonore ? 

Ces questions seront le point de départ de notre dialogue avec Mélia Roger, auquel elle répondra avec les mots de sa recherche en cours ainsi que des sons bruts et des premiers agencements sonores.

Date

Le 16 septembre 2026
Complément date

17h30 - 19h30

Localisation

Complément lieu

Plateforme SonImage (2e étage) 
Salle de projection cinéma

En savoir +

CINESTHEA
Cinéma, Esthétique, Théâtre, Arts de la scène

Contact

fabienne.costaatuniv-grenoble-alpes.fr (Fabienne Costa)

Publié le 14 septembre 2026

Mis à jour le 14 septembre 2026